Gaël Bouron, responsable adjoint du pôle Études à l'Apec - Apec.fr -

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3 questions à ...

| publié le 28/02/2018

Gaël Bouron, responsable adjoint du pôle Études à l'Apec

L’Apec vient de publier une étude inédite intitulée « Evolution des métiers et des compétences : quels enjeux ?». Cette synthèse de différents travaux réalisés par l’association, permet de mieux appréhender les facteurs qui expliquent ces profondes mutations, et détaille les compétences spécifiques attendues par les recruteurs. Décryptage par Gaël Bouron, responsable adjoint du pôle Études.

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Pourriez-vous nous donner des exemples de nouveaux métiers que révèle l’étude que vous venez de réaliser et que les entreprises recherchent aujourd’hui ?

Sur la période récente, je citerai trois exemples : en premier lieu le métier de consultant·e en cybersécurité dont l’émergence est à mettre en lien, d’une part avec les enjeux actuels en matière de sécurité informatique, et d’autre part avec les nouvelles réglementations sur la protection des données personnelles. En deuxième lieu, on peut citer l’ingénieur·e bioprocédé, chargé·e de mettre en œuvre de nouveaux process de fabrication dans l’industrie répondant aux enjeux de performance énergétique et d’innovation. Ceci notamment via l’utilisation de produits végétaux dans l’industrie chimique ou pharmaceutique. Troisième exemple le métier d’UX-Designer, chargé·e de l’expérience client dans une logique « omnicanal ». Aujourd’hui, dans les entreprises, l’expérience client est au centre des attentions. Les recruteurs recherchent ainsi de plus en plus ce type de profils qui veillent à ce que l’expérience client, notamment sur internet, soit fluide et ergonomique.

 

Quels sont les facteurs explicatifs selon vous de ces évolutions ?

L’étude que nous venons de publier révèle six grands facteurs. Deux d’entre eux sont liés aux questions de répartition géographique : il s’agit de la métropolisation qui induit une concentration des activités à forte valeur ajoutée dans les grandes villes, et de la mondialisation qui concerne de plus en plus d’entreprises et complexifie les organisations du travail. Les quatre autres ont des conséquences directes sur les métiers : il s’agit de la transition énergétique, de la réglementation, de l’innovation et de la digitalisation. Il faut noter que ces quatre facteurs ont aujourd’hui des conséquences sur tous les métiers et tous les secteurs de l’économie, et pas uniquement sur les compétences que l’on qualifie de « nouvelles ».

 

Comment appréhender aux mieux ces évolutions ? Quels conseils donneriez-vous aux cadres ?

L’enjeu est pour eux d’identifier les compétences spécifiques attendues par les recruteurs, selon leur métier, et qui vont participer de leur employabilité. Une fois identifiées, il leur faut se former pour les acquérir. Pour cela, il est préférable de s’appuyer sur des professionnels parmi les grands acteurs du conseil en évolution professionnelle dont fait partie l’Apec. Ils peuvent ainsi se rapprocher d’un ou d’une consultante qui les guidera. Par ailleurs, il leur faut développer d’autres compétences plus transversales que sont les soft-skills…comme savoir travailler en mode projet, développer son sens relationnel, sa créativité….

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